(Sujet publié en novembre 2005.) Pour cette quatrième édition, ils voulaient donner à leur événement un cachet
particulièrement reluisant. Et ils l'ont fait ! La Fashion Squ'Arts de ce mois de novembre
a marqué un tournant de son histoire dans la mesure où les organisateurs, en s'adjoignant
le partenariat de professionnels de la mode tels l'école de maquillage Acte et l'agence Perfect Model ,
ont pu offrir aux créateurs de mode une vitrine où leur savoir-faire serait présenté à leur juste valeur.
Le défilé du jeudi soir, veille du 11 novembre, fut à ce titre mémorable; parce que cette douce euphorie
est toujours de courte durée, le site Lille à ma Mode s'est quant à lui attaché à capter ces moments
fébriles et à faire voir ces sublimes silhouettes, figées dans le mouvement que les élégantes leur insuffle.
On retiendra aussi le concours d'Espace Mode Cambrésis, le portail des industriels du textile cambrésien,
dont les matières ont servi de support à plusieurs réalisations dans le cadre de ce défilé unique.
Consacrée à l'exposition et à la vente, de créations textiles comme d'accessoires de mode ou d'objets
artisanaux, la Fashion Squ'Arts conforte sa périodicité sur le mode bi-annuel; la formule réunit des
créateurs de la métropole lilloise et en attire de nouveaux venus d'autres régions françaises.
On attend de pied ferme la version « printemps 2006». Encore plus prometteuse ?
(Voir l'animation)
(Sujet publié en octobre 2005) Animation extraordinaire ce dernier week-end d'octobre entre l'Opéra et la Vieille Bourse:
organisé à l'initiative du LEA-Lille (Liberté d'Entreprendre Autrement) et des collectivités locales,
le Forum de l'économie sociale et solidaire s'est présenté en quelque sorte comme la vitrine du commerce
équitable, des services innovants, de l'artisanat et autres activités pourvoyeuses d'emploi.
Partie prenante de l'opération, l'association lilloise «Initiatives Plurielles» accompagne des candidates
créatrices d'enteprise dans des secteurs d'activités telles le bien-être, la restauration interculturelle,
les arts appliqués, ... et la création textile.
On retrouve en son sein celles dont on a déjà relaté par ailleurs les faits et gestes: Karine Garbarini,
les Siamoises, Fatima Takayouate,... Samedi soir, le chapiteau dressé place du Théâtre s'est ainsi mué
en scène de la mode puisque les protagonistes du collectif textile eurent la bonne idée de produire un
défilé. Plusieurs d'entre elles se sont immiscées au coeur de la vieille bourse, dimanche après-midi, et
ont partagé, avec d'autres « acteurs de la consommation alternative », l'espace dévolu aux bouquinistes.
(Voir l'animation)
(Sujet publié en octobre 2005)
Voilà un événement bien singulier placé sous le signe de l'art,
de l'artisanat, et de la beauté. Peintres, sculpteurs, fondeurs, danseurs, décorateurs,...
investissent le temps d'un week-end les salles voûtées de l'abbaye de Vaucelles, à Les Rues-des-Vignes,
près de Cambrai. Pour la deuxième édition de cette manifestation multidisciplinaire organisée au profit
de la restauration d'une partie de l'édifice cistercien, trois créatrices de mode de notre région ont
réitéré leur participation en tenant un rôle central côté animation, de par les défilés qu'elles y ont
mis sur pied. Une occasion de découvrir dans un environnement exceptionnel les créations de Corinne
Spriet (Vespérale) de Lille, Sabine Massain (Vice et Versa à Douai), et Eglantine Vermeulen
(Rhum Raisin à Willems). Difficile de résister au coup de coeur pour ce qui risque fort de devenir
un « classique » de début d'automne !(Voir la galerie)
(Sujet publié en octobre 2005)
Les salons de la Mairie de Tournai furent, le 11 octobre dernier , le lieu d'une rencontre-débat
autour d'Olivier Strelli, organisée par le Rotary 3 Lys, pour lancer le concours « Vitrine pour un
designer », ouvert à tous les créateurs textiles de la grand région franco-belge.
La marque belge de prêt-à-porter haut de gamme fête ses trente ans d'existence cette année.
Formé dans ce qui fut autrefois l'école du textile de Tournai, son fondateur, Nissim Israel de
son vrai nom, a d'emblée marqué son accord pour présider ce concours dont on connaitra l'issue au
printemps 2006. Cette soirée tournaisienne fut l'occasion, pour les organisateurs, de déclarer
officiellement l'ouverture de cette « première », et, pour Olivier Strelli, de répondre aux questions
posées par une dizaine d'étudiants en stylisme ou en textile, sur son parcours en tant que créateur
en particulier, et sur les perspectives qu'offre le métier en général. Et l'on ne peut pas dire
que cet ambassadeur de la mode belge se soit fait prier pour communiquer son enthousiame à ses
interlocuteurs comme à la nombreuse assemblée; il est vrai que tout s'apparente à une
vraie « success story », où la clé de la réussite tient dans les mêmes recettes: création d'une vraie
identité et confiance en soi. A l'issue de l'entretien, fut projeté le film du défilé-anniversaire
organisé en juin dernier à Bruxelles, dont on retient l'image finale sous la forme d'une épique
cavalcade ! Après le show de Stéphane Mahéas en mai dernier, c'est donc un deuxième temps fort,
sous le signe de la mode, qui vient de se tramer dans la belle scaldéenne.
(Question sur ... la part de l'artistique)
« La finalité, c'est de vendre des vêtements.
L'artiste exprime sa sensibilité, sans savoir si sa création se vendra ou pas.
Moi quand je décide de faire un pantalon, j'y mets des couleurs, des volumes,
mais je ne me positionne pas comme un artiste."
(Ses collections fabriquées en Belgique à 85%)
« C'est sûr ce serait moins cher de faire
fabriquer en Asie. Mais je veux rester fidèle à ces ateliers qui, au début, m'ont fait confiance
sans savoir si j'allais pouvoir les payer.. Alors quand je vois les enfants de ceux qui m'ont aidé
à l'époque , je dis pas question que je les laisse tomber. »
(Ses débuts dans le métier)
« Je n'ai eu d'aide de personne. Et je trouve qu'aujourd'hui, on attend trop:
de l'aide, des subventions. On peut avoir le soutien des siens. Et la foi. Il suffit d'oser.
J'allais voir les ateliers. On vendait des chemises aux boutiques avant qu'on les ait fabriquées.
Et je n'ai jamais rien obtenu des banques alors que je pouvais prouver pièces en mains, qu'il y avait
des commandes, que les prix laissaient apparaitre une marge bénéficiaire. »
(La clé de la réussite)
« Il peut y avoir la chance d'une rencontre. La persistance d'une envie.
La possibilité d'un stage intéressant où y'a des choses à apprendre. Au début, commencer dans une
grande maison est une chance fantastique. Sachons que les talents ne restent pas cachés.
C'est la grande différence aujourd'hui; les media sont à l'affût, la communication est telle , qu'on réussit
à sortir, et ça c'est une grande chance. »
(Les écoles)
« Ce n'est pas tout d'être un technicien. On demande aux étudiants de développer
des modèles sur un thème. On fait faire des recherches, on se documente et c'est sans doute très bien.
Ce que je reproche, c'est que l'on ne s'intéresse pas assez à ce que l'on a dans le ventre, à épier et
capter des choses pour sortir ce qu'il y a dans l'air du temps »
(Le futur dans la mode)
« On parlera de plus en plus de la mode. La guerre des prix, comme l'apport
des technologies, iront en augmentant. Il y aura de plus en plus de gens, de talents, et ce sera de plus
en plus la jungle. Si j'ai un seul conseil, c'est à chacun de trouver son identité, et de garder la confiance
en soi. A ce moment-là, il y a de la place pour tout le monde. »
(Sujet publié en juin 2005) Un couturier de la capitale de la mode veut investir en Belgique: c'est la grande surprise de cette fin mai dans la région frontalière et
spécialement à Tournai où, sous la forme d'un défilé-spectacle, Stéphane Mahéas
a présenté au public une sélection des créations couture qu'il développe dans ses ateliers de la rue de Miromesnil dans le huitième.
L'intention déclarée de notre homme est de créer une nouvelle structure
en Belgique, destinée à la modélisation, la fabrication, et la gestion commerciale d'une
ligne de prêt-à-porter de luxe. Sensible à l'attrait de la ville, à sa position géographique, il a opéré son
choix vers Tournai, par ailleurs au coeur d'une région de tradition textile. Son objectif est rien moins que d'y
créer de l'emploi, au bénéfice des talents locaux. Cette soirée a réuni le gratin local, autour du maire de Tournai, M. Massy
et de la « marraine » du créateur, en la personne de la princesse Diane de Wurtemberg.
(Voir la galerie)
(Sujet publié en juin 2005) La production photo inaugurale au lancement du site Lille à ma Mode met en évidence
les créations de Sophie Deleu, une jeune créatrice en prêt-à-porter féminin connue sous la marque
" Le fabuleux monde de Patchouly", dans l'ambiance de la course cycliste
Paris-Roubaix, organisée chaque année au début du mois d'avril.
(Voir l'animation)