(Sujet publié en novembre 2007, par Adeline Deveycx.) Amaria Sedrini, créatrice atypique franco-algérienne, vient de lancer la première collection de la marque " Jeux de Harem ",
cofinancée par les suisses Christian Raval et Jean-Pierre Wavre. Le défilé de lingerie s'est déroulé
le samedi 17 novembre dernier à l'Hermitage Gantois, luxueux hôtel quatre étoiles situé rue de Paris à Lille.
20h30. La salle donnant sur la chapelle de l'hôtel est comble. Les invités, qui attendent
depuis près d'une heure, sont impatients de découvrir les créations d'Amaria Sedrini.
Khalida Sellali, Déléguée aux droits des femmes et à l'égalité, fait son entrée.
De discours en présentations élogieuses, tous les moyens sont bons pour retarder le défilé
avant l'arrivée des personnalités politiques. Enfin, la belle styliste nous donne un conseil
qui a porté ses fruits pour elle : " Allez jusqu'au bout de vos passions "
C'est le mot de la fin qui annonce le commencement du spectacle…
La première silhouette fait son apparition sur le tapis rouge. La mise en scène est assortie
au mélange des couleurs et des étoffes : l'union plutôt que l'unité est au cœur du spectacle,
où les mannequins jouent les amoureux. Un rôle qu'ils interprètent à la perfection, regards complices
et mouvements sensuels à l'appui. Harmonie et douceur sont les maîtres mots du show :
d'abord chacun à un bout du podium, l'homme et la femme se rejoignent pour continuer leur chemin ensemble,
main dans la main. Un plaisir pour les yeux !... et les oreilles - car la musique fait partie intégrante
de la soirée. Ancien DJ professionnel, Pascal Caudron s'est occupé de la régie tout au long du spectacle,
passant tour à tour des thèmes orientaux, de la soul et du r'n'b. L'odorat du spectateur n'est pas laissé
pour compte : " Nous avons fait brûler de l'encens pendant tout le défilé", révèle Amaria…
Une bonne idée qui nous permet de succomber totalement au charme oriental des petites tenues mises en scène.
Métissage et harmonie
Les corsets sexy des filles alternent avec les tuniques et les corsaires plus sages;
les djellabas et les sarouals des garçons font parfois place aux boxers : l'heure est au mélange des genres
et à l'originalité. Mais volupté et séduction sont toujours de mise. Et les modèles ne tombent jamais
dans la vulgarité, trop souvent présente aujourd'hui en lingerie : " Je ne cherche jamais à provoquer,
j'ai une autre idée de la femme que celle exploitée dans les publicités ", aime à préciser Amaria.
Le but ultime des créations et de leur mise en scène : rapprocher les styles et les cultures,
mais aussi l'homme et la femme. Leurs dessous sont assortis, quoi de mieux pour aller au lit ensemble ?
Bref, Amaria Sedrini entretient la flamme entre l'Orient et l'Occident, et entre le masculin et le féminin !
Les dessous des préparatifs
L'harmonie est tangible aussi en coulisses : après le stress de l'organisation, l'équipe s'autocongratule.
Le défilé a été un succès, les efforts sont récompensés. " J'ai passé un an à préparer cette collection,
et nous avons commencé à travailler sur le défilé il y a deux mois ", confie Amaria.
" C'est un soulagement et un plaisir pour tout le monde de voir cette soirée aboutie et réussie ! "
L'entente entre les collaborateurs fait plaisir à voir. Patience et bonne humeur sont toujours au rendez-vous,
même dans les moments difficiles...
Christian Raval et Jean-Pierre Wavre sourient, se remémorant le tour qu'ils ont joué à leur protégée
à quelques heures du défilé : " On lui a fait croire que ses créations avaient disparu…
Elle est devenue livide, la blague a été écourtée ! "
Amaria, pas rancunière, s'en amuse : " Ils aiment me faire des farces !
J'ai la chance d'être très bien entourée, en particulier par mon bras droit, Walid Dahoudi,
qui travaille à Paris. " Maman de trois enfants, Amaria peut aussi compter sur leur soutien.
Et sur celui de ses admirateurs !

(Sujet publié en février 2007) Pour son troisième défilé lillois, Marc-Antoine Barrois avait fixé rendez-vous
ce jeudi 1er février à la Chambre de Commerce et d'Industrie, place de l'Opéra. Les créations qu'il présentait
sont dans la filiation de ce qu'on lui connait,(revoir) avec cette récurrence
de personnages étranges aux torses imberbes, d'apparence androgyne, plongés dans leur nuit intérieure et
des silhouettes féminines comme marginalisées.
Excluant toute logique de prêt-à-porter, définitivement positionné vers la haute-couture, il fait la part (très très) belle à la maille; les gris et les noirs prennent
le dessus dans sa palette, et les mouvements de ses modèles épousent, d'entrée de jeu, un rythme déroutant de lenteur.
« Je voudrais faire comprendre, nous explique Marc-Antoine Barrois, qu'un défilé de mode peut ne pas être "pêchu".
J'y entretiens la note calme, reposante, qui est celle de la recherche de matûrité. Etre contemporain, proche de l'art
(il cite volontiers Vasarelli), soucieux de son élégance: notre profil se précise.
« L'homme moderne sort tard le soir, ajoute-t-il, il fréquente les salles de sport, il est plus sûr de lui, et il veut oser des choses. »
A défaut de partager son point de vue sur la question, on ne lui en voudra pas, sur la deuxième partie de son défilé,
d'avoir distillé quelques bons passages de Lou Reed et de Bowie: il a osé faire plaisir... bien
vu, M. Barrois ! (Voir la galerie)
(Sujet publié en février 2007, par Adeline De Veyckx) Elisa Uberti, alias Liliza, s'est associée à Laura Lambert, alias Odonae,
lors d'une représentation à quatre mains mêlant mode, musique et théâtre,
le 8 février dernier. Ambiance.
Il est 20H45. Dans la grande salle du Jardin de Mode, le silence se fait.
Un public, et face à lui, une scène. L'événement a attiré du monde: « fashion addicts »
ou amateurs de théâtre,
ils sont plus de 200 personnes, réunies dans le but de passer un agréable moment… Tout en découvrant
les collections des jeunes créatrices. Seuls les spectateurs les plus chanceux sont assis
sur les quelques sièges mis à leur disposition : « On n'attendait que 80 à 100 personnes! », confie Eliza Uberti, ravie
de ce succès inattendu.
Intitulé « Curieuses petites boîtes musicales », le spectacle est prometteur.
Séparée en deux, la scène reflète deux univers différents mais complémentaires: les rideaux
de brocart rouge évoquent à la fois le glamour de Liliza et le gothique chic d'Odonae.
La deuxième saynète, signée Liliza, vient conforter cette idée : intitulée « le rendez-vous »,
elle met en scène un mannequin aux allures de Dita Von Teese - ex-femme de Marilyn Manson -,
tout en jambes et en corset. « Ce n'est pas volontaire (...). Quelqu'un m'a également dit
que ça lui faisait penser à une scène de Betty Page. Mais je voulais surtout recréer une atmosphère
de film en noir et blanc d'après guerre. » D'où le choix de la musique rétro
qui contribue à cette ambiance très chic.
La jeune créatrice, avant de lancer sa propre collection, a fait ses preuves en créant de la lingerie
à la Redoute et pour Fifi Chachnil. Associer le vêtement au spectacle? Logique pour cette
amatrice de cabaret. « Tout ce qui concerne la scène m'intéresse: théâtre, musique, danse.
J'aime beaucoup l'idée du vêtement associé à un rôle »Son credo, Eliza l'a trouvé grâce
au cultissime « Velvet Goldmine », film britannique tourné à la gloire du glam rock londonien
des années 70: « La vie d'un homme, c'est son image... C'est un peu ma philosophie ! »
Eliza et Laura se sont rencontrées en BTS au lycée Sévigné il y a 7 ans. « On a les mêmes influences,
avec des nuances, et on les travaille de façon très différente, c'est ça qui est
intéressant. On a eu l'idée des « curieuses petites boites musicales » au fil
des discussions et c'est quelque chose qu'on n'envisage pas de faire chacune
de notre côté. Je pense qu'on va renouveler l'expérience. »
Les deux stylistes ont en commun cette envie de créer non seulement des vêtements
mais aussi des univers propres à leurs marques respectives. Artistes dans l'âme?
Mais modeuses avant tout, et la tête sur les épaules:« Je n'aurais pas la prétention de dire
que je suis une artiste, je suis styliste de formation, mais j'aime m'amuser dans mon métier... »
(Photos: Stéphane Uberti, Laura Lambert)
Laura LAMBERT alias ODONAE est une styliste hors du commun. Créatrice dans l'âme, elle aime « toucher à tout »
et ne se contente pas de créer des vêtements. Son site internet, baptisé « The Little Horror Shop »,
ainsi que ses défilés, qui sont davantage des mises en scène, reflètent entièrement son univers:
magique et onirique. La jeune artiste de 26 ans a accepté de répondre à nos questions.
Que pensez-vous de la soirée du 8 février au Jardin de Mode ?
Je suis plutôt satisfaite du déroulement de la soirée, nous n'avons pas rencontré de problèmes techniques
majeurs. Il s'agissait en fait de notre deuxième représentation de ce spectacle qui constitue en lui même une grande nouveauté pour nous.
Je trouve que nous ne nous sommes pas trop mal débrouillées! (rires)
Les spectateurs ont-ils bien réagi au spectacle ?
J'ai été agréablement surprise du nombre de spectateurs: nous nous attendions à 80 voir 100 personnes
tout au plus, et ce sont environ 200 personnes qui se sont déplacées.
Les réactions ont également été positives. Les gens étaient un peu déroutés au début puis finalement
charmés !
Vous mettez vos vêtements en scène très différemment de la plupart des autres créateurs.
Le jeu et le théâtre vous inspirent-ils dans la création des vêtements ?
Cette mise en scène a volontairement été travaillée comme une alternative au défilé: c'est une autre façon
de présenter une collection. Elisa et moi nous sommes davantage attardées sur les univers auxquels nous
nous identifions que sur le vêtement... Présenter quelque chose d'original et de personnel nous tenait
vraiment à coeur. Le théâtre fait effectivement partie de mes inspirations dans sa dimension
esthétique: j'aime les décors et les accessoires baroques. Je suis également attirée par l'opéra.
Le monde du cirque m'intéresse aussi...L'aspect théâtral s'est imposé dans un deuxième temps
avec le mouvement des personnages. Mais ce ne sont pas les références les plus visibles dans mon travail.
Le spectacle au Jardin de Mode mettait l'accent sur des univers clos: je me sens proche des tableaux
vivants ou des cellules de Louise Bourgeois, une artiste dont le travail me touche beaucoup.
Le thème de la pin-up est également très présent dans ce spectacle...
Vous considérez-vous davantage comme une artiste multiple que comme une styliste-modéliste ?
On peut me considérer comme une artiste multiple dans le sens où j'aime m'essayer à différents domaines
artistiques. Je dessine depuis toujours. J'aime m'exprimer par la création en général: la conception
de vêtements est pour moi un moyen d'expression. Travailler le textile permet le travail des textures,
des volumes et des couleurs, c'est une technique aux multiples facettes. Cette mise en scène m'a même
permis de m'attaquer à la coiffure, si vous vous rappelez l'immense perruque de laine de la première scène !
Les saynètes étaient assez sombres; à l'image de votre site Web, « The Little Horror Shop ».
Quelles sont vos inspirations ?
J'ai toujours été attirée par une esthétique assez sombre, depuis l'enfance. Mes références esthétiques
me viennent d'ailleurs pour une grande partie de cette période, ce qui les rend fortes et précieuses
à mes yeux: j'y suis très attachée. Le fantastique, les légendes et contes de fées m'ont toujours passionnée.
Côté couleurs, je les aime sombres: mes préférées sont le noir et les demi-teintes fanées, dont j'aime la subtilité.
Mais j'apprécie aussi les rouges flamboyants, que j'utilise par petites touches.
Je trouve souvent mon inspiration dans les musées d'histoire naturelle et les gravures anatomiques.
D'où le choix du thème du cabinet de curiosités, exploité dans ma deuxième scène.
J'ai un certain goût pour la période victorienne et son engouement pour l'ornementation funéraire et
l'esthétisme du deuil. J'adore l'univers gothique et le cinéma d'horreur, notamment les séries B
des années 40 et 50 pour le graphisme des affiches de ces films. En résumé, j'ai une passion
pour tout ce qui est étrange, poétique et désuet!
Pouvez-vous décrire vos scène par-rapport à tous ces éléments ?
Pour ma première scène, par exemple, j'ai voulu faire référence à deux réalisateurs de films d'horreur:
Dario Argento (pour la musique, les éclairages et les couleurs) et Takeshi Miike (pour l'esthétique
japonaise très soignée et les "scènes d'aiguilles").
Le conte de fée est abordé à travers la thématique du coeur: j'utilise un coeur de boeuf
comme accessoire dans cette scène... Il s'agit du coeur de Blanche Neige servi sur un plateau,
de celui du géant enfoui dans les profondeurs - qui est ici enveloppé de gaze diaphane, de laine et scellé
par des épingles en acier ornementés de rubans de velours rouge...
Je trouve ceci d'un raffinement extrême.
Le thème du chamane, de la sorcière, de l'ogresse est aussi évoqué
par l'aspect rituel de la scène avec les marionnettes en os. La dimension organique est aussi présente
avec l'immense perruque de laine aux accents manga que j'ai conçue.
Elle est à mi-chemin entre la chevelure de la sorcière immortelle emprisonnée qui envahit la salle
du donjon et le cocon qu'un insecte aurait tissé autour de lui. La chevelure occupe le décor et vient
se confondre avec celui-ci.
Parlez-nous de votre site www.odonae.com...
Mon site Web est consacré à ma collection de t-shirts très gothiques... C'est pourquoi je l'ai appelé
"the little horror shop"... Ce coté "macabre pour rire", que l'on retrouve chez la famille Adams, me tient
à coeur. J'envisage par la suite faire émerger une deuxième partie à ce site: j'y présenterai ma ligne
de Prêt à Porter (qui verra le jour l'hiver prochain) et ma boutique à Lille.
Comment avez-vous rencontré Elisa Uberti alias Liliza? Une autre collaboration est-elle envisagée ?
Elisa est une amie proche. Nous nous sommes rencontrées pendant nos études de stylisme et nous avons
développé nos projets respectifs en partageant nos expériences. Ce spectacle est notre première collaboration,
nous avons créé ce spectacle et son concept ensemble. Nous avons des univers proches par certains aspects
et il est tout à fait envisageable de voir aboutir d'autres projets en commun...!
(Sujet publié en janvier 2006)
Inauguré officiellement le 18 janvier dernier, le Faubourg des Modes à Lille-Sud n'est
plus un projet, mais bien une réalité tangible.
La mode est en effet le pari tenu par Martine Aubry sur l'avenir de ce quartier autrefois animé;
la créativité, la culture, le renouveau urbain doivent désormais s'y enraciner, avec en filigrane la volonté
de réaffirmer la tradition textilienne du Nord. Ouverte en 2004, la Halle de la Glisse attire déjà une fréquentation
qui dépasse de loin les limites de la Communauté Urbaine. Pour que les boutiques-ateliers des jeunes créateurs
et -trices découvrent un semblant de rentabilité, il faudra bien aussi qu'une clientèle venue de l'extérieur
opte pour ce quartier où l'on pourra trouver un vêtement à son goût. Sur le terrain de la communication,
la bataille promet d'être sévère.
C'est en la personne d'Agnès B, créatrice forte de plus de trente ans d'expérience, que les responsables
du projet - au vocable générique Maisons de Mode - ont trouvé une marraine de grande notoriété.
En guise de cadeau de baptême, Agnès B a souhaité s'impliquer en rhabillant la rue du Faubourg des Postes
qu'elle a voulu pleine de lumières et de clins d'oeil à son propre univers. Cette décoration éphémère sera
visible jusque mis février. Tout comme l'exposition " Des photographes et le cardigan pression ", qui rassemble
une quarantaine de photos sur le thème du cardigan mythique (créé en 1976 et vendu à deux millions d'exemplaires)
réalisées par Mondino, Jean-Loup Sieff ou Dominique Isserman.
Inscrit dans un plan d'embellisement du quartier, le concept architectural des boutiques-ateliers reprend le principe des espaces tout
en profondeur. Le thème de la faille a été appliqué à chaque point de vente afin qu'il se détache
de l'alignement des façades de rue traditionnel. Ici et là des traces des anciens commerces (rappelons que la mairie de
Lille a repris ces emplacementss en vente pour y entreprendre des rénovations) ont été conservées pour rappeler
ce qui se faisait autrefois: ici les vieux carrelages reprennent du service, là une ancienne chambre
froide et un crochet de boucher se transforment en éléments de décor.
Sont alignés dans cette aventure: au 62, Daniella Sevarolli, au 45 Laura Lambert
(Odonae), au 44 Rafael Valeron et Alexandre Treuillet (Arteria), au 17 rue Bel Air Sary Lao (Sary Nou), au 31
Sidonie Bencik et Lise Chaudot (Zut), au 62bis, Virginie Dhenry (Bébert), au 62ter Aurélie Louvion et Antoine Kindt
(LiliéLou), au 59, XL Ant...
Il ne reste plus qu'à suggérer à Agnès B d'y transférer son point de vente de la rue Basse dans le Vieux-Lille...
(Haut et bas gauche) Agnès B « Paris, 22/12/2006... Bien sûr, dès que Martine Aubry
et son équipe m'ont proposé d'être la marraine de Maisons de Mode, j'ai dit oui. Tout ce qui peut permettre
aux jeunes créateurs doués de s'épanouir, de démarrer, de se montrer, doit être entrepris... ». (Bas droit) Sary Lao
défend ses créas sous la marque Sary Nou, parmi les créateurs pionniers du Faubourg des Modes.
[Photos: Sophie Hélouard et archives LaMm]
(Sujet publié en février 2006)
C'est à l'initiative de Raphaël Monnanteuil (XL Ant) que l'inauguration du
Faubourg des Modes doit cette animation peu banale et c'est résolument à une réjouissance
musicale de premier plan qu'eurent droit celles et ceux qui avaient regagné le désormais flambant neuf " Jardin de Mode ",
ancien cinéma rénové et réaménagé sur 1000 m2. Il s'agit là du point d'orgue du projet, créé pour abriter des ateliers,
favoriser les échanges et la présentation de collections de créateurs, soit autant de manifestations
qui, à la belle saison, trouveront leur prolongement en plein air... dans le jardin paysager qui lui
a donn son nom.
Pour l'instant transformé en salle de concert, ce lieu établi face à la Mairie de Quartier,
s'est vu jeudi 25 janvier investi par les aficionados de la marque de streetwear à l'effigie de la désormais
célèbre fourmi, autour d'un trio londonien au classic-rock d'excellentissime facture, rencontré il y a trois ans
dans un bar lillois par notre hôte. Celui-ci a par ailleurs installé le quartier général de la marque au 58 de la même rue
et, en préliminaire au concert, ne manqua pas d'évoquer bilans et perspectives pour 2007. Dossier à suivre donc, pour
reprendre la formule consacrée...
(Haut en bas, gauche à droite) Raphaël Monnanteuil: « 2007 sera l'année décisive de la marque XL Ant ».
Le « Jardin de Mode » est l'espace du Faubourg des Modes destiné à accueillir animations, concerts, défilés... Souvent en noir et
blanc, les silhouettes à l'effigie de la fourmi. A retenir, ces incassables « Plastic Heroes », sous le cardigan géant de 3m de haut
créé par les ateliers d'Agnès pour l'occasion.
(Sujet publié en janvier 2007) Ils l'ont rêvé, ils l'ont fait ! Le show qui devait marquer l'installation officielle de la société Mahéas
à Tournai s'est organisé un certain 8 décembre 2006 et nul doute que cette soirée, par l'ampleur des moyens mis en oeuvre, est restée inscrite dans la mémoire des quelque 900 invités
présents sur le site industriel des Ateliers Louis Carton, dans un hangar métamorphosé en éphémère salle de spectacle. Le défilé passa en
revue les dernières créations haute couture, ainsi que la première collection prêt-à-porter de luxe de Stéphane Mahéas sortie en
droite ligne de ses nouveaux bureaux tournaisiens. Les étudiants en stylisme de l'école Saint-Luc, le jeune créateur Philippe
Rémy, soutenu par la Maison du Design de Mons, ainsi que l'école de coupe-couture de Tournai furent autant de
" savoir-faire " locaux mis à l'honneur, selon la volonté de M. Mahéas, en première partie de spectacle.
M. Mahéas a tenu ses promesses et nous lui en sommes reconnaissants. " devait déclarer, au cours de la conférence
de presse, M. Massy, maire de la Ville de Tournai. L'annonce par M. Mahéas de créer une structure commerciale
en Belgique remonte en effet au mois de mai 2005, (revoir) et le site Lille à ma Mode s'en est fait l'écho dès le début.
Aujourd'hui, la société Mahéas Créations est sur les rails et l'aménagement des locaux où sont gérés la conception,
le patronage et le prototypage, ainsi que le recrutement du personnel se sont déroulés courant septembre, en
même temps que la mise en route de la première collection de prêt-à-porter, présentée pour la toute première fois
à Paris début octobre... Un agenda aussi déstabilisant qu'effrené aurait pu compromettre
l'organisation d'un show pareil, mais c'était sans compter sur une indéfectible volonté de créer l'événement et de saluer
par cette occasion aussi, les partenaires publics et privés impliqués dans l'aventure, au premier rang desquels la
Région Wallonne, la ville de Tournai, la Fondation Education Refugee Trust, ou encore la Fondation Prince de Ligne.
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